ZAB

Élu Meilleur torréfacteur de l’année 2017, point.

À la semaine prochaine, je vous parle de Kees Van Der Westen !

Bon d’accord, ça ne fait pas les 300-500 mots réglementaires (que j’ai d’ailleurs allègrement dépassés dans mes articles précédents), donc je vais devoir développer un peu… !

Histoire

ZAB est né en 2016. Les grains sont distribués partout à Montréal, mais surtout dans leur ‘’flagship store’’ (ça va, vous vous êtes habitués à mes anglicismes non ?!), le Paquebot Café. Il y en a d’ailleurs deux.

Derrière ZAB, il y a Edwin Chareton. Ce dernier, passionné de café, sélectionne ses grains vert chez des exportateurs travaillant directement avec les petits producteurs. Cela dit, le torréfacteur souhaite pouvoir se rendre lui-même directement la source afin de sourcer lui-même le produit brut afin de négocier au mieux le prix mais aussi pour rendre la transaction plus intéressante pour les producteurs.

Évidemment, la situation actuelle n’enlève en rien la qualité des grains qui se retrouvent dans votre tasse.

Plus récemment arrivé sur le marché, ZAB s’inscrit dans la lignée des torréfacteurs/cafés 3ème vague (je vous évite l’anglicisme cette fois-ci) comme Saint-Henri dont je vous ai parlé la dernière fois. Je vous rappelle que cela définie une approche plus respectueuse et aventurière du produit, de ses variables. On pèse la mouture au milligramme près, on utilise des tasses couleur pastel, on porte un tablier en jean et une barbe et on ajoute de jolies plantes. Humour humour…

Toutefois, nous allons voir que la marque tente une nouvelle approche dans cette fameuse vague.

Communication

  • Les visuels : Ils sont très marqués et artisanaux. Noir et blanc, ils soulignent la simplicité et l’authenticité du produit tout en ajoutant des touches dorées pour signifier la qualité du produit. Là où ZAB se démarque c’est justement sur ses packagings ! La tendance est au minimalisme, au paquets épurés avec les seules mentions nécessaires. ZAB a illustré toutes les faces de ses sachets (même le fond !). Ça change et c’est assez bienvenu !
  • Le site : Ça n’est pas le plus joli ni le plus ergonomique mais l’entreprise est jeune et débute, il ne reste plus que cet aspect à traiter afin d’avoir un univers encore plus cohérent. Et puis il vaut mieux se concentrer sur le café en lui-même !
  • Très présent sur les réseaux sociaux, surtout sur Facebook et Instagram. Les posts sont toujours rehaussés d’une touche d’humour et présentent souvent les coulisses d’un atelier de torréfaction.
    ZAB est aussi souvent mentionné dans le magazine montréalais ‘’Corsé’’.
  • Les produits sont vendus et mis de l’avant dans le café/atelier ‘’Les faiseurs’’. Il s’agit d’un double espace café-atelier de poterie sur Saint-Laurent, à l’orée de la Petite Italie. Cette association accentue le côté artisanal de ZAB (et des ‘’Faiseurs’’ aussi d’ailleurs).
  • La marque se présente comme revendeur autorisé ‘’La Marzocco’’, célèbre marque de machine espresso florentine réputée pour être permis les meilleurs constructeurs au monde. C’est toujours un plus d’être associé directement à une marque aussi prestigieuse que celle-ci.
  • Le nom : Finalement, ZAB vient d’Elisabeth. C’était le surnom de la mère d’edwin Chareton ce qui confère à ZAB un côté plus sentimental et affectueux.

Test & avis

Tout d’abord, je collectionne les emballages de café depuis quelques années maintenant et j’estime avoir acquis une collection assez satisfaisante et éclectique. Permis tous ceux que je possède, les emballages de ZAB sont de loin ceux que je préfère. Je ne suis pas très porté vers les symboles mortifères comme les crânes, les os ni les cercueils, mais le côté pirate décalé aujourd’hui, cartoon et artisanal des emballages de ZAB me racontent presque une histoire !

Fièrement torréfié à Montréal !

Le café :

J’aime les cafés éthiopiens. Je trouve qu’ils ont un côté sucré et clair qu’on ne retrouve que très difficilement ailleurs. Je vous propose le ‘’Layo Taraga’’, un éthiopien donc.

C’est un café au traitement  dit ‘’naturel’’. Cela veut dire qu’on sépare le fruit de son enveloppe pour le laisser sécher au soleil. Ce procédé confère au grain, une fois torréfié, une odeur de terre, de ferme et de foin. C’est très particulier et il faut selon moi être un peu plus avancé pour apprécier ce genre de café.

En bouche, c’est une explosion de saveurs fruitées, sucrées et brutes. Le procédé naturel lui permet d’être très rond et avec beaucoup de corps pour un arabica.

Je conseille une extraction à partir de 20g (plus ou moins) de mouture à 91 degrés plutôt que 92, 93 ou 94, pendant environ 32 secondes : je trouve que cela rehausse le côté sucré et crémeux, mais c’est une question de goût et du type de machine que vous utiliserez.

Voilà, vous savez tout !

La semaine prochaine je vous parle effectivement de Kees Van Der Westen, un constructeur de machine espresso !

Un commentaire sur “ZAB

  1. De très bon billets sur votre boisson préférée. 1e étape très bien réussie. Bonne continuation.

    Attention à permis pour parmi… 😉
    « machine espresso florentine réputée pour être permis les meilleurs constructeurs au monde et
    Permis tous ceux que je possède, les emballages de… »

    PL

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